Montréal, le 12 février 2018 | d8419f9e-89be-4ab8-8a9b-70d42d833769Pour de nombreux raccrocheurs et jeunes ayant sérieusement songé à décrocher, ce sont les encouragements de personnes signifiantes qui arrivent en tête des gestes qui ont fait la différence dans la décision de rester ou de retourner à l’école. C’est ce que retient Réseau réussite Montréal d’un sondage Léger commandé par le Réseau des Instances régionale de concertation sur la persévérance et la réussite éducative du Québec, avec le soutien financier de la Fondation Desjardins, et réalisé auprès de 1 009 Québécois et Québécoises de 18 à 34 ans ayant connu une expérience problématique en lien avec la persévérance scolaire.

Le pouvoir réel des encouragements

« On a souvent cette impression que nos encouragements n’ont que peu de portée significative. Ces jeunes adultes nous disent clairement qu’on a tort. 32 % d’entre eux nous disent même que ces mots, à un moment critique, ont fait la différence entre décrocher et rester à l’école. C’est majeur » affirme Andrée Mayer-Périard, directrice générale de Réseau réussite Montréal.

Toujours selon le sondage, autant pour les personnes ayant sérieusement songé à abandonner leurs études que pour celles ayant raccroché, les parents trônent au sommet des gens qui les ont encouragés à un moment critique de leur parcours. Viennent ensuite les amis et l’entourage, ajoutant ainsi un éclairage différent sur une crainte parfois répandue, à savoir que les amis à l’adolescence seraient davantage une source de mauvaises que de bonnes influences.

Après la garde rapprochée, les encouragements reçus sont venus du personnel scolaire: enseignants, intervenants, professionnels et directions d’établissement ont prononcé des paroles de motivation que les personnes interrogées n’ont jamais oubliées, même près de 20 ans plus tard pour certaines d’entre elles.

Primaire–secondaire : une transition à surveiller

Le sondage montre également une baisse d’intérêt marquée envers l’école entre le primaire et le secondaire chez l’ensemble des personnes interrogées. Si on ajoute à cela que 29% des répondants ont indiqué avoir commencé à penser à décrocher dès l’âge de 13 ou 14 ans, ou même avant cela pour certains, ceci suggère l’importance de poursuivre les actions de suivis des jeunes vulnérables lors de la transition entre le primaire et le secondaire.

Des gestes qui font la différence

Parmi les gestes qui ont fait une différence pour les jeunes interrogés, notons :
| De l’encouragement de personnes signifiantes
| L’intérêt pour une matière particulière
| Une expérience de travail
| Cesser d’être victime d’intimidation

Les jeunes interpellent la société

82% des personnes ayant décroché, ayant pensé à décrocher ou ayant raccroché rejointes par le sondage estiment que la persévérance scolaire relève d’une responsabilité collective. « Ces jeunes nous interpellent. Nous ne pouvons pas les laisser tomber. Continuons à travailler tous ensemble, pour eux » conclut madame Mayer-Périard.

À propos des Journées de la persévérance scolaire (JPS)

En offrant un moment pour unir les voix, les JPS constituent une occasion privilégiée pour souligner annuellement cette nécessité de s’engager auprès de nos jeunes et de les encourager dans leurs efforts vers la réussite. Elles rappellent également l’importance de la persévérance scolaire pour la société et célèbrent le travail essentiel de tous celles et ceux qui épaulent nos jeunes dans le développement de leur plein potentiel. Cette année encore, ce sont plus de 1200 activités qui sont mises en œuvre par près de 250 organisations montréalaises, de tous les milieux.
Les Journées de la persévérance scolaire sont une initiative du Réseau des instances régionales de concertation en persévérance scolaire et réussite éducative du Québec et sont coordonnées par Réseau réussite Montréal pour leur volet montréalais. Elles sont réalisées grâce au soutien financier du gouvernement du Québec et de la Fondation Lucie et André Chagnon et à la contribution d’Avenir d’enfants. Merci aux partenaires de l’édition montréalaise des JPS, soit les cinq commissions scolaires de l’île de Montréal.

À propos de Réseau réussite Montréal

Réseau réussite Montréal (RRM) est l’instance régionale de concertation sur la persévérance scolaire de Montréal. Fort de l’appui de ses 33 membres régionaux, parmi lesquels on retrouve les cinq commissions scolaires montréalaises, RRM mobilise et catalyse les forces vives montréalaises dans une démarche concertée. Ensemble, les membres s’engagent à élaborer des projets en partenariat, dans le but d’augmenter la portée et l’effet des actions favorisant la persévérance, la réussite et le raccrochage scolaires. En plus de sa stratégie de soutien et d’accompagnement à l’action locale, RRM pilote régionalement de grands dossiers ayant trait à la persévérance scolaire, comme l’égalité filles-garçons et la persévérance scolaire, la mesure ministérielle en lecture et les Journées de la persévérance scolaire.

Consulter les résultats du sondage

Contact médias
Virginie LeFrançois, responsable des communications |  Bureau (514) 286-2346, poste 211 |  Cellulaire 514 817 1399 | 

Pour en savoir + | ICI