Ce matin, nous vous proposons de faire la connaissance d’Ambre Lizurey, qui a commencé comme analyste de données puis par la suite est passée côté production. Elle a gravi les échelons pour être productrice associée sur Assassin’s Creed.

qui est productrice IP chez Reflector Entertainment. Elle animera l’atelier « Divertissement » lors de la journée «Techno au féminin | Journée Carrières» qui aura lieu le 13 octobre prochain à l’ÉTS : incursion dans le monde du jeu vidéo !

Visuel_facebook_4-3_A2_Ambre_Lizurey| Tu es Productrice IP chez Reflector Entertainment, en quoi cela consiste ?
« L’objectif de Reflector Entertainment, c’est de revoir la façon dont le divertissement est décliné. En règle générale, les studios sortent des jeux vidéos; s’ils ont du succès, ils construisent une marque avec des produits dérivés, des livres… etc. Nous, c’est l’inverse. On crée un univers et après on voit ce qu’on veut décliner autour de lui. Ça peut être un jeu vidéo, mais cela peut être un film aussi. Nous produisons du contenu, au sens large. Je m’occupe d’un de ces univers. Chez Ubisoft, j’étais analyste en jeux vidéo, ce qui veut dire que j’étudiais les données issues d’un jeu : combien de fois le joueur est mort, par où il est passé, combien de fois il s’est arrêté, combien de temps il a joué… etc. On essaie d’analyser les difficultés ou les facilités des joueurs afin d’améliorer l’expérience du jeu. »

| Est-ce que travailler en jeux vidéo est un rêve d’enfant ?
« Pas du tout! [Rires] J’ai toujours été intéressée par le divertissement de façon générale. Mon frère jouait aux jeux vidéos et donc j’y touchais un peu de temps en temps. Dès le premier jeu vidéo sur lequel j’ai travaillé chez Ubisoft, je suis tombée en amour avec cette industrie. C’est un domaine très créatif, très ouvert, très jeune et ça bouge tout le temps. J’aime l’ambiance et les gens qui y travaillent. »

| Pourquoi le monde des jeux vidéo se porterait mieux s’il y avait plus de femmes ?
« Lorsque des personnes viennent d’un milieu différent, que ce soit le genre, le pays, la religion, l’orientation sexuelle, etc. travaillent ensemble, la créativité se voit multipliée. Cela permet de produire des jeux plus avancés et plus créatifs. Il y a autant de femmes que d’hommes qui jouent aux jeux vidéos. Il faut donc être capable de rejoindre ces clientes-là, d’où la nécessité d’avoir plus de femmes employées dans le domaine. Ça reste difficile de trouver des employées, car depuis qu’elles sont petites, on dit aux filles que les jeux vidéos sont pour les garçons, ce qui est évidemment faux ! » 

| En quoi la journée du 13 octobre aide dans ce sens?
« Cela permet de montrer aux jeunes filles que la technologie, ce n’est pas être uniquement derrière un ordinateur à programmer des choses parfois incompréhensibles. Tout le monde est capable d’en faire. C’est simple, c’est sympa et ça donne accès à de formidables carrières. Je me lève chaque matin heureuse d’aller travailler ! »

INFORMATIONS |
« Techno au féminin | Journée Carrières »
13 octobre 2018
École de technologie supérieure (ÉTS) – Maison des Étudiants
Gratuit

INSCRIS-TOI | ICI


Programmation |
8 h 30 : Accueil et petit déjeuner
9 h 30 : Conférence d’ouverture, avec madame Doina Precup (DeepMind)
11 h 00 : Choix de 3 panels en simultané :
Panel 1 : Quand la technologie rend service à la communauté
Avec Valérie St-Jean (PDG de 4Elements), Manon Gruaz (Visual Designer Senior de Element AI) et Catherine Légaré (Présidente fondatrice d’Academos)
Panel 2 : Des femmes à la tête de startups technologiques
Avec Marianne Head (co-fondatrice de CorpoBids), Naysan Saran (co-fondatrice et PDG de CANN Forecast), Maude Pelletier (PDG de Génidrone) et Isabelle Lopez (fondatrice de MySmartJourney)
Panel 3 : Nous sommes des femmes d’impact, des femmes qui communiquent
Avec Rachelle Houde Simard (Impak Finance et geek des médias sociaux), Cassie L. Rhéaume (responsable de l’éducation et directrice Lighthouse Labs) et Marie-Philippe Gill (Présidente «Les ingénieuses» – ÉTS et blogueuse Girl Knows Tech)

12 h 00 : Dîner réseautage
13 h 15 : Choix de 2 rondes d’ateliers :

6 ateliers offerts sur les thèmes suivants : Santé | Divertissement | Ingénierie | Textiles branchés | Transports | Marketing et communications.
Avec Ambre Lizurey (IP Producer – Reflector Entertainment), Jihene Rezgui (Professeure – Collège de Maisonneuve), Aldjia Begriche (Vice-présidente Smart Textiles – OMsignal), Caroline Arnouk (fondatrice et présidente – Technologies OPA) et Sann Sava (Directrice exécutive de la création – DDB Montréal)

15 h 30 : Collation inspirée et zone rencontre
16 h 30 : Conférence de clôture (Valtech)
17 h 30 : Cocktail de réseautage
19 h 00 : Fin de l’événement

CMTL est financée par l’agglomération de Montréal. Le Mouvement montréalais Les Filles & le code est une initiative de Concertation Montréal. Ce projet est soutenu financièrement par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.